En 2026, les experts du secteur anticipent une hausse de 4 à 5 % des contrats d'assurance auto. (Pexels / Pixabay)
Si tous les automobilistes français sont dans l'obligation légale de souscrire une assurance pour leur véhicule, ils ne sont pas tous logés à la même enseigne. En effet, le prix des assurances varie grandement en fonction du profil du conducteur, mais aussi du lieu d'immatriculation du véhicule.
En 2026, les experts du secteur anticipent une hausse de 4 à 5 % des contrats d'assurance auto. Une augmentation plus basse qu'en 2025 (+ 6,8 %) mais tout de même conséquente. Et selon une étude de l'assureur Leocare, les automobilistes de certains secteurs géographiques vont plus grimacer que les autres en passant à la caisse, rapporte L’Argus . L'entreprise a établi un classement des dix villes françaises où l'assurance auto sera la plus chère en 2026.
Marseille en tête du top 10
L'étude se base sur 350 000 contrats souscrits dans cent villes de l'Hexagone. Le profil choisi est celui d'un conducteur assuré depuis 24 mois n'ayant jamais subi de sinistre, de suspension ou annulation de son permis ou de condamnation et ayant souscrit une formule tous risques avec franchise pour un usage privé.
Résultat : avec une prime annuelle de 1 165 euros, Marseille arrive en tête. Le podium est entièrement occupé par la région Provence-Alpes-Côte d'Azur avec Aix-en-Provence en deuxième position (885,78 euros), suivie d'Antibes (857,85 euros) et même de Nice (853,48 euros).
La faute aux réparations et aux sinistres
La suite du classement est exclusivement occupée par des villes d'Île-de-France, à l'exception de Vénissieux (Rhône), en septième position avec une assurance auto estimée à 762,20 euros à l'année. Autour de Paris, le tarif est en moyenne de 760 euros à Noisy-le-Grand, Saint-Denis, Aulnay-sous-Bois, Montreuil et Le Blanc-Mesnil.
Les disparités s'expliquent par le fait que les coûts de réparation automobile sont plus élevés dans certaines zones urbaines et qu'on y observe également une plus forte sinistralité (accidents, vols, dégradations). Les conséquences matérielles des catastrophes naturelles ont également conduit les assureurs à augmenter leurs tarifs.